L’alcool est une drogue aléatoire. La dégradation de la molécule alcool est toxique, par l’acétaldéhyde, par des radicaux libres. L’éthanol devient une drogue dure, la pire de toutes probablement, lorsque des facteurs de vulnérabilité se combinent pour lui conférer ce statut. Il n’est pas besoin de boire trop et tous les jours pour que l’alcool se constitue en drogue dure. L’alcool a le pouvoir particulier de faire parcourir une boucle complète au buveur : au début, l’alcool se pose en fidèle allié. Il représente une aide à vivre, il est la solution. Peu à peu, ensuite, le compagnon de route change de nature. Il isole le buveur. Il le déprime et l’angoisse. Il ne fait plus qu’un avec le sujet devenu objet. Il fait de lui un pantin à la conscience éclatée, une souffrance sans corps, un autiste* aux mouvements machinaux.

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