https://pierre-dassigny-psychologue-clinicien-loiret.business.site/?m=true#posts Cabinet de Psychologie Pierre DASSIGNY Psychologue clinicien spécialité en psychothérapie et psychopathologie Pierre Dassigny Loiret 45 Hypnothérapeute Thérapie de couple Addictions Dépression Dépression loiret45 symptômes de dépression Loiret 45 Dépression loiret45 Pierre Dassigny psychologue spécialisé en dépression Loiret 45
HP Loiret 45 Trouble du comportement Psychothérapie individuel couple, adulte, adolescent, enfant. Pierre DASSIGNY est Psychologue, Psychothérapeute, Psychanalyste, Hypnothérapeute, Sophrologue, Conseiller conjugal, Thérapeute pour couple, Thérapeute familial, Thérapeute Haut Potentiel,Thérapeute Philo-cognitif, Thérapeute Neuro-pédagogie, Thérapeute Neuro-éducation,Thérapeute par exposition à la réalité virtuelle et Coach de vie.
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« Qu’est-ce que la dépression ? »

 En voilà une bonne question. Hélas, personne ne semble vraiment savoir ce qu'est la dépression. Les spécialistes l'envisagent de toutes sortes de manières et croyez-moi, mieux vaut éviter de pénétrer trop avant dans le labyrinthe de leurs concepts : on sait quand on y entre, on ne sait pas toujours quand et dans quel état on en sort. Si vous le permettez, nous en resterons donc pour l'instant à une définition très simple, voire trop simple : la dépression est un « état de malheur qui dure ». Causes et effets Malheur causé par quoi ? Certains considèrent que pour parler de dépression, il faut que les causes de ce malheur restent énigmatiques ; d'après d'autres, même la souffrance émotionnelle faisant inévitablement suite à la perte d'un être cher doit être considérée comme une dépression... L'essentiel est de garder à l'esprit que tout malheur durable, ou dépression, a des causes, que ces causes soient flagrantes ou problématiques, apparentes ou cachées. En effet la loi de causalité qui régit l'univers ne connaît pas d'exception. Aucun lapin ne sort miraculeusement d'un chapeau vide : il y a toujours un truc. Il n'y a pas de ronce sans racine ; il n'y a pas d'orage sans nuages. On ne souffre jamais pour rien, sans aucune raison. Même quand on ne l'a pas encore trouvée, même quand on n'a pas la moindre idée de ce qu'elle peut être, il y a toujours une explication rationnelle qui se terre quelque part, tel un hérisson dans son terrier. Une souffrance peut être inexpliquée, elle n'est jamais irrémédiablement inexplicable... Même les dépressions « sans cause » en ont une. Si j'insiste sur ce point, c'est qu'en proie à la souffrance morale, on a tendance à culpabiliser sur le thème « je ne devrais pas me sentir comme ça »... réaction parfaitement inappropriée.

La dépression ? Elle se caractérise par trois catégories de symptômes : 


1 La chute de l’humeur. Celle-ci est le symptôme le plus manifeste et le plus fréquent. Le déprimé « n’a plus le moral » et «broie du noir », c’est-à-dire qu’il a un regard sombre, négatif et négativisant, une vision pessimiste, dramatique et dramatisante de la vie, du passé, de l’avenir et du présent. L’existence est abordée dans sa globalité avec une coloration tragique, morne, morose, maussade. 


2 Le blocage. Ce symptôme envahit aussi tous les domaines : relationnel, sentimental, psychologique, corporel. Il se caractérise par la fermeture, le repli sur soi, l’isolement, mais aussi le désinvestissement de l’ensemble des activités, des responsabilités, des loisirs. Le déprimé n’a plus envie de rien; tout devient une corvée, une « montagne ». Une grosse fatigue s’empare de lui. Il perd l’élan vital, la volonté, la combativité, la motivation, l’énergie. L’appétit baisse, le désir sexuel aussi, laissant la place à l’impuissance ou à la frigidité. Le sommeil est perturbé par l’insomnie ou des réveils multiples. Le transit intestinal se ralentit, de même que l’ensemble des opérations mentales – la concentration, la mémoire, le raisonnement. 


3 La souffrance morale. Le déprimé souffre beaucoup de son état dans la mesure où sa conscience est restée intacte. Cette souffrance se traduit par des sentiments d’infériorité, d’échec, un dénigrement de soi, mais aussi des angoisses, surtout matinales, une culpabilité, ainsi qu’une impression pénible d’incurabilité, la certitude de ne jamais s’en sortir. C’est la raison pour laquelle certains déprimés tentent de se suicider, dans l’espoir de retrouver la paix de l’âme, mais également pour cesser d’ennuyer leur entourage. L’ensemble de ces symptômes met au jour, au-delà d’une disparité apparente, une seule et même structure latente : la délibidinalisation, la dévitalisation des fonctions physiques et mentales. La globalité psychocorporelle se voit frappée par la fermeture, la grève, le tarissement, l’hibernation, l’anesthésie, la congélation.

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Le symptôme consistant à se sentir mal le matin est un « marqueur » particulier de la dépression. Il est provoqué par un changement hormonal. Dans des circonstances normales, le niveau de cortisol fluctue, avec un pic tôt le matin et une baisse progressive au cours de la journée, si bien qu’il en reste très peu en circulation le soir. Cependant, en cas de dépression clinique, le pic matinal disparaît. Certains patients présentent d’autres schémas de dérèglement des niveaux de cortisol – sur une période de 24 heures, les niveaux de cortisol dans le sang ont tendance à s’élever – mais, dans tous les cas, la fluctuation normale de ces niveaux au cours de la journée n’est pas observée, et c’est apparemment la disparition de cette fluctuation, attendue par l’organisme, qui est la source du problème. C’est pour cela que l’on se sent moins bien le matin. C’est la preuve, si l’on en doutait encore, que la dépression est bel et bien une affection physique. Selon certains chercheurs, l’augmentation du taux de cortisol jouerait un rôle plus essentiel et serait même la véritable cause de la pathologie dépressive, sachant qu’elle perturberait les rythmes circadiens et empêcherait ainsi le fonctionnement normal de l’organisme.

  Les psychothérapeutes adeptes de l’approche psychodynamique ou exploratoire considèrent la dépression comme une colère retournée contre le moi. Avec la colère, vous n’avez qu’un petit nombre de possibilités. Vous pouvez la passer sur votre entourage, mais vous risquez de vous attirer des problèmes et de vous priver de l’affection des autres. Vous pouvez la sublimer, c’est-à-dire la transformer en énergie positive, par exemple en faisant du sport, en travaillant dans un contexte concurrentiel stimulant ou en vous consacrant à une activité artistique. De façon très évidente, les meilleurs exemples de réussite dans ces différents domaines sont souvent des personnes colériques. Vous pouvez aussi stopper la colère dès que vous la sentez monter, en vous affirmant de façon équilibrée. Dans ce contexte, l’affirmation de soi est à l’opposé de l’agressivité. Une personne qui est sûre d’elle-même sait obtenir, calmement mais sans lâcher prise, ce qu’elle désire, et elle sait faire comprendre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. C’est pourquoi ses besoins sont satisfaits et elle n’a aucune raison d’être en colère ou agressive. Au contraire, celui qui manque de confiance en lui ne peut pas ou ne sait pas s’affirmer. Il fulmine quand il voit qu’on le néglige ou qu’on profite de lui. À la fin, sa colère accumulée devient telle qu’il ne peut plus la contenir, et elle explose. C’est ce qui peut se produire parfois sous l’influence de l’alcool, que certains de mes patients consomment de façon délibérément excessive parce que c’est le seul moyen dont ils disposent pour exprimer leur frustration. Malheureusement, cette méthode aboutit aussi à briser les relations avec l’entourage.

« Peut-on s'en sortir tout seul ? » Peut-on sortir de dépression tout seul ? Tout dépend de ce qu'on met sous le mot seul. Si pour vous, « s'en sortir tout seul » signifie « s'en sortir sans docteur et sans psy », alors oui, on peut se sortir de dépression tout seul. Là encore, les générations précédentes en apportent la preuve. Et aujourd'hui comme hier, de nombreux individus s'extirpent du marécage dépressif sans l'aide des spécialistes. Mais si pour vous, « s'en sortir tout seul » signifie « s'en sortir sans l'aide de personne, vraiment personne », alors n'y comptez pas. On a tous besoin les uns des autres. Besoin du boulanger pour son pain, de la voisine pour garder le chat. Pour envoyer ne serait-ce qu'une carte postale à notre grand-mère, nous avons besoin de l'aide d'un grand nombre de nos semblables (le photographe, l'éditeur, le vendeur de cartes postales, le facteur qui distribue le courrier, mais aussi l'employé qui le ramasse, celui qui le trie, celui qui le transporte, etc.) alors comment pourrait-on mener à bien sans le moindre soutien extérieur un projet autrement ambitieux : changer radicalement et durablement son humeur ? C'est de l'utopie. Pour sortir de dépression comme pour manger un pain aux raisins, changer une ampoule, planter des choux ou apprendre le portugais, nous avons besoin des autres. Mais pas forcément des médecins ou des psys. Et pas forcément des autres en chair et en os non plus. Une conférence, un livre, un film, une musique – ceux qui nous aident n'ont pas toujours une forme humaine. Mais derrière cette conférence, ce livre, ce film ou cette musique, ce sont toujours nos semblables qui nous apportent leur aide. Alors si vous êtes trop fauché pour vous payer une psychothérapie... ou trop introverti pour pousser la porte d'un cabinet... ou trop fier pour avouer à quelqu'un que vous ne vous en sortez plus... ou que vous avez déjà essayé trop de thérapeutes avec de trop mauvais résultats et que vous n'avez plus le courage de chercher de ce côté là... ne vous inquiétez pas : il y a d'autres routes que la grand’ route pour sortir de dépression. Pour l'instant, l'essentiel est que vous fassiez la différence entre : « sans un spécialiste de la santé mentale » et « tout seul ». Car en dehors des psys et des médecins, il y a une myriade d'êtres humains qui peuvent vous aider. Cela va d'amis intimes à des internautes inconnus en passant par des auteurs vivants et d'autres qui sont morts depuis longtemps, mais dont la voix continue à murmurer un message lumineux et rafraîchissant... Malgré la nuit vaste et mystérieuse qui nous sépare d'eux, leurs mots nous désaltèrent et nous éclairent. Suffit. Une question qu'on s'est tous posée un jour ou l'autre. C'est une question pénible et irritante qui devient obsédante quand on ne va pas bien. Mais faites-moi confiance : la question en question ne survivra pas à sa dissection... et bon débarras. À retenir ● On ne peut rien faire tout seul : même pour une carte postale on a besoin d'aide. ● Pour se séparer à l'amiable de la dépression, on peut se dispenser d'avoir recours à un professionnel. ● Les meilleurs thérapeutes ne sont pas tous en chair et en os ; certains sont en papier imprimé relié et en couverture cartonnée.