PIERRE DASSIGNY PSYCHOLOGUE  Psychologue spécialisé parentalité Loiret 45 : Être parent, quel défi !     Les difficiles contraintes du parent L’une des grandes contraintes des parents d’aujourd’hui semble être le manque de temps. Tout va vite, trop vite. Dans cette course effrénée, l’adulte n’a plus le temps de rien. En attendant, l’enfant grandit sans faire de pause. Vient alors l’heure du bilan où le parent fait ce terrible constat : « Je ne l’ai pas vu grandir ! » Il paraît urgent de ralentir et de réfléchir. Après quoi courons-nous ? Que voulons-nous vraiment ? Perdre du temps à se poser les bonnes questions permet d’en gagner par la suite en hiérarchisant ses priorités. Dans cette course folle, les médias ne cessent de nous renvoyer l’image d’une société en quête de perfection. En tant que parents, il nous paraît impératif de tout réussir : exceller au travail, préparer des repas équilibrés, suivre les devoirs, donner le bain tous les jours, penser à coucher les enfants tôt… Autant de tâches obligatoires qui ne font qu’augmenter la pression de parents débordés. Les journées sont épuisantes et chaque faiblesse dans l’organisation renvoie aux parents une image négative d’eux-mêmes. Or, le parent parfait n’existe pas, et il n’existe pas non plus de méthodes infaillibles pour élever ses enfants facilement. Un autre obstacle à notre mission de parent est le regard des autres qui semble devenir de plus en plus oppressant. Il suffit que notre enfant refuse de dire bonjour à la boulangère, qu’il arrive avec des vêtements sales à l’école, ou qu’il fasse un « caprice » en plein milieu du square pour que nous sentions peser sur nous les regards inquisiteurs des passants qui nous entourent. Nous jugent-ils comme des mauvais parents ? Notre enfant serait-il mal élevé ? Et, dans ce cas, à qui la faute ? À nous, évidemment… Faire abstraction du regard des autres est un art difficile mais pas impossible. Cela s’acquiert avec du temps et de la confiance en soi. Lorsqu’on est certain du chemin que l’on prend, que l’on en voit les bénéfices au sein de sa famille, le regard des autres n’existe plus. Enfin, la solitude est l’un des plus grands maux des parents d’aujourd’hui. Un proverbe africain suggère qu’il est nécessaire d’avoir « tout un village pour élever un enfant », mais la multiplication des familles monoparentales, l’éloignement géographique avec sa famille et les nouvelles technologies ont fini par isoler un grand nombre de parents. De nos jours, il est de plus en plus courant de ne pas connaître le nom de son voisin, il devient donc difficile de solliciter son aide quand le besoin s’en fait sentir. Être parent n’est pas toujours simple et il est important de pouvoir se constituer un réseau pour trouver du soutien, partager ses difficultés et solliciter de l’aide.

PIERRE DASSIGNY PSYCHOLOGUE  Psychologue spécialisé parentalité Loiret 45 POUR UNE ENFANCE HEUREUSE 

Lorsque vous M'aurez lu, vous ne regarderez plus l’être humain comme avant. Nous avons en effet tendance – la plupart du temps par ignorance et par habitude, donc malgré notre bonne volonté – à arrêter notre compréhension de l’autre au peu que nous en avons vu ou entendu, et à prendre cela pour toute la réalité... À ce regard extrêmement sommaire, nous avons tendance – toujours par ignorance et par habitude – à ajouter une attitude d’action/réaction qui nous fait « démarrer au quart de tour » à partir de données qui ne sont pas analysées et, a fortiori, pas analysées avec discernement. Il résulte tous les jours de cette habitude si répandue une quantité incroyable de frustrations, de malentendus et de violences ouvertes ou larvées. Et devant cette « lasagne » d’incompréhensions successives, dont on ne sait plus qui a apporté quelle couche, nous nous sentons aussi frustrés qu’impuissants quand nous ne sommes pas complètement découragés. Combien de parents et d’enseignants à bout de nerfs, qui, bien qu’ayant fait le choix de prendre soin d’enfants, s’arrachent les cheveux tant peuvent être douloureuses les relations quand on ne se comprend pas. Ils se retrouvent – bien malgré eux – à donner à ces enfants un modèle de l’adulte qui est juste à l’inverse de ce qu’ils aimeraient transmettre. Nous pourrions éviter cette indigence, cette misère relationnelle et sortir de ce qui s’appelle de plus en plus clairement aujourd’hui notre « analphabétisme émotionnel » en décidant de mettre un terme à notre ignorance et de changer nos habitudes. C’est ce à quoi nous invite le docteur Catherine Gueguen, médecin pédiatre dont j’ai eu l’occasion d’apprécier la profonde humanité et l’expertise dans la connaissance des processus qui « font » l’humain.